EQUIMETRE VET est un outil vétérinaire validé scientifiquement

Il permet de monitorer la performance et la santé des chevaux athlètes. Il est utilisé par les entraîneurs et par les vétérinaires. Aujourd’hui, EQUIMETRE appuie la prise et la collecte de data des scientifiques dans leurs recherches.

Cris NAVAS, vétérinaire et chercheur américain, utilise EQUIMETRE dans le cadre de ses recherches sur la mort subite des chevaux pendant l’exercice. L’équipe d’Arioneo a échangé avec lui sur ses études dans le domaine équin ainsi que sur son utilisation d’EQUIMETRE. 

“Pour moi, le principal avantage d’EQUIMETRE est la validation scientifique des données de l’ECG”

Pouvez-vous commencer par vous présenter et nous en dire un peu plus sur votre parcours ?

Je m’appelle Cris Navas et je suis vétérinaire au centre New Bolton de l’université de Pennsylvanie. Je travaille principalement dans le domaine clinique, mais je suis également académicien et chercheur.

Ma spécialité est la médecine interne des animaux, mais je m’intéresse surtout aux maladies cardiaques équines. J’ai grandi en montant à cheval, et je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai étudié la médecine vétérinaire. Je considère mon métier comme un moyen de protéger la santé et le bien-être des chevaux, mais aussi la sécurité des cavaliers.

Qu’est-ce qui motive votre travail de scientifique ? Quels sont vos centres d’intérêts en termes de recherche en ce moment ?

J’aime les chevaux et j’aime monter à cheval, donc ma motivation est d’essayer de résoudre les principaux problèmes qui affectent leur santé et leur bien-être. L’un de ces grands problèmes est la mort subite pendant l’exercice. Actuellement, le plus grand projet sur lequel je travaille est un programme de prévention de la mort subite et des blessures.

Comment procédez-vous pour recueillir les données nécessaires à vos études ? De votre point de vue, quels sont les principaux défis pour la collecte de données dans la recherche équine ?

Cela dépend du projet sur lequel je travaille. Certains concernent des problèmes très spécifiques ; par exemple, les arythmies associées à l’exercice du cheval. Pour ces projets, nous collectons surtout des ECGs (électrocardiogrammes).

Le principal projet sur lequel nous travaillons en ce moment est le développement d’un protocole qui permettra de prévenir les blessures et la mort subite.  C’est un peu plus que de la simple collecte d’ECG, nous utilisons donc des capteurs de forme physique qui fournissent des données relatives au cœur mais aussi des données provenant de capteurs de mouvement et de GPS. Ils sont très utiles et très faciles à utiliser. Ils permettent à l’entraîneur ou au cavalier de collecter des données, puis de les télécharger automatiquement vers un stockage de données dans le cloud. De cette façon, les scientifiques peuvent avoir accès à beaucoup plus de données. Ce genre de nouveau dispositif nous aide à changer la façon dont nous collectons les données et nous permet de collecter plus de données qu’auparavant.

Pourquoi avez-vous choisi EQUIMETRE pour soutenir votre travail ? Y  a t-il une fonctionnalité que vous appréciez particulièrement ? 

J’ai choisi EQUIMETRE parce que mon principal domaine de recherche est la mort subite associée à l’exercice et je pense qu’EQUIMETRE peut être un bon outil pour résoudre ce problème. Pour moi, le principal avantage d’EQUIMETRE est la validation scientifique des données de l’ECG et la fonctionnalité de fréquence cardiaque de l’appareil. Fe ter Woort et Emmanuelle van Erck ont validé cet appareil, et maintenant nous savons que les données que nous obtenons sont exactes. L’autre avantage est que nous pouvons intégrer des données comme la vitesse, les allures, la foulée et d’autres valeurs associées à la locomotion.

Bien que mon principal intérêt soit le système cardiovasculaire, les blessures et les décès pendant l’exercice sont des problèmes multifactoriels. Avoir la possibilité d’incorporer des données avec des capteurs de mouvement, GPS ou même la perception de l’entraîneur centralisée sur l’application mobile et la plateforme EQUIMETRE est vraiment intéressant.

Le dernier avantage est que ce capteur est facile d’utilisation. La façon dont les entraîneurs et les cavaliers collectent les données est plus facile que par le passé et leur permet de faire partie intégrante du projet et de comprendre ce que nous faisons.

En conclusion, quel est votre point de vue sur l’avenir de la recherche équine ?

Pour certains des problèmes cliniques auxquels nous nous intéressons, la recherche va changer dans le type et la quantité de données que nous collectons. Certains chercheurs continueront à travailler de manière traditionnelle et cela sera toujours nécessaire, mais je pense que les nouvelles technologies joueront un rôle important et amélioreront la recherche. Du point de vue de la médecine sportive, les appareils de suivi de la condition physique peuvent également jouer un rôle important car ils permettront d’augmenter la quantité de données que nous pouvons obtenir. Cela est utile pour la prévention des maladies et aussi pour le suivi de la santé et des performances.

Si tout le monde, entraîneurs, cavaliers, vétérinaires, organismes de réglementation et chercheurs travaillent ensemble, nous pouvons réussir à résoudre certains des plus grands problèmes de la médecine équine. Pour moi, ces problèmes sont les blessures et les décès liés à l’exercice.

Je pense qu’il est passionnant de collaborer avec Arioneo et j’espère que cette collaboration nous permettra de trouver des solutions aux problèmes qui nous préoccupent tous.

Mots clés : suivi performance cheval de course, suivi santé cheval de course, vétérinaire, recherche équine, électrocardiogrammes cheval de course, fréquence cardiaque, validation scientifique